Francilie 2013: en route pour les Municipales
l’Aiglon de #Meaux: portrait francilien de Jean-François #Copé

"Ce que j’ai appris à Meaux et ce que Meaux m’ a appris, je veux le mettre au service de ma famille politique". Jean-François Copé rend ainsi hommage à son fief électoral où il est arrivé en 1995 à l’âge de 31 ans. C’est une tradition au moment d’une déclaration solennelle. Il faut bien venir de quelque part. Mais chez  le député-maire de cette sous-préfecture du Seine-et-Marne, la référence va au-delà de la formule toute-faite. Meaux s’inscrit dans sa stratégie de campagne pour la présidence de l’UMP. Décryptage.



1) Meaux c’est là où il gagne

Depuis 1995, Jean-François Copé a remporté six victoires toutes élections confondues dans la ville pour une seule défaite en 97 à l’occasion d’une triangulaire avec le Front national. C’est un souvenir douloureux. De 1997 à 2001, pour vivre, il a du devenir prof d’économie et a craint de ne jamais pouvoir revenir en politique et de ne plus compter au sein du RPR où seuls les vainqueurs des urnes étaient respectés. La municipale de 2001, facilement remportée l’a remis dans le jeu.

Cette défaite est aujourd’hui un argument contre François Fillon. “Meaux ce n’est pas vraiment ce qu’on appelle une ville de droite. Loin des beaux quartiers de la capitale, c’est une ville de grande banlieue avec des populations très modestes”, explique-t-il à la tribune. Meaux a été PS de 77 à 95. C’est effectivement une ville avec deux cités: Beauval et Collinet, mais aussi avec un centre plus bourgeois. Enfin géographiquement, sa situation de périphérie urbaine peut correspondre à un électorat Front national. Mais ce dernier recule sur la circonscription. Jean-François Copé n’a pas manqué de le rappeler ce midi. Sous entendu: je n’ai leçon à recevoir de personnes. Moi je sais battre le FN.

2) Meaux c’est là où il agit

Lors des régionales de 2004, où il conduisait la liste UMP en Ile de France, il avait organisé un Copé tour en bus pour les journalistes où tel un conférencier, il expliquait debout toutes ses réalisations dans la ville. Rénovation urbaine avec destruction des grandes barres, sécurité, redynamisation économique via une zone franche, il présente Meaux comme un concentré des problèmes du pays. Une France en miniature. Ce que j’ai réussi pour Meaux, je peux le faire pour l’hexagone, tel est le message envoyé.

3) Meaux c’est là où il se détend

A Meaux, il a crée le festival Muzik’elles. A cette occasion, il aime jouer en public quelques standards jazzy à l’orgue électronique. Une façon comme un autre de fendre l’armure. Une passion qui l’humanise à rebours de son image d’ambitieux froid. “Il faut que je redevienne maire de Meaux”, confiait-il dans une interview en juillet. Ne plus apparaître comme un homme d’appareil, éloigné des réalités du terrain. Bref il veut se réincarner. La musique lui donnera un peu de chair.

4) Meaux c’est là où il parle de l’histoire de France

Sous son impulsion et grace aux collections d’un amateur local, il a été crée à Meaux un musée de la Première guerre mondiale. On imagine en 2014 les célébrations du centenaire de “La Grande Guerre”. On ne sait pas si à ce moment, Jean-Francois Copé dirigera l’UMP mais il aura toujours la même ambition pour 2017. Bossuet, c’est pas mal, mais bon la guerre 14-18 c’est mieux pour tracer l’horizon du futur à partir du grand roman national.

  1. francilie2011 a publié ce billet
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