Francilie : Législatives 2012
Quelle est l’étiquette politique de Rama #Yade ?

Mardi, le MoDem annonçait lors d’une conférence de presse soutenir la candidature de Rama Yade dans la 2ème circonscription des Hauts-de-Seine, sous l’étiquette adoptée par François Bayrou pour ses législatives : « le centre pourla France ».

Mais, nulle trace de cette mention sur les affiches de la campagne de l’ancienne ministre. Sous le nom de Rama Yade, on trouve l’appartenance au Parti radical de Jean-Louis Borloo (elle en est la vice-présidente) et au Nouveau centre.

En acceptant, le soutien de François Bayrou, Rama Yade a ainsi obtenu qu’il n’y ait pas de candidat MoDem face à elle. En échange, le parti centriste peut se targuer de réaliser l’union de la petite famille centriste, ce qui pourra toujours servir au moment de la recomposition au centre post-législatives.

Sur le marché d’Asnières, Rama Yade ne met guère ce soutien en avant. Il pourra toujours servir si elle se qualifie pour le second tour.

Son adversaire UMP, Manuel Aeschlimann, lui revendique le soutien du Nouveau centre sur ses documents électoraux. Il s’agit d’un soutien officiel d’Hervé Morin, quand Rama Yade est soutenue par les opposants en interne au président du Nouveau centre comme le sénateur-maire de Meudon Hervé Marseille.

Bref, tout est toujours très simple dans la famille centriste.

Il existe néanmoins un paramètre pour identifier une appartenance politique lors de ces législatives. Il s’agit du critère financier. En effet, le résultat des législatives finance les partis politiques. A chaque voix, obtenue en France, correspond environ 1 euro cinquante de financement public.

Et au moment de s’inscrire, les candidats doivent cocher dans une case le nom du parti auquel ira le produit de leurs voix. Et Rama Yade a coché la case de l’URCID, le mouvement qui regroupera Parti radical et les dissidents du Nouveau centre.

Bref, tout est toujours très simple dans la famille centriste… à condition de prendre un peu de temps pour expliquer.

Charlotte #Brun, nommée porte-parole de la campagne des législatives du PS

Avec Guillaume Bachelay et David Assouline, Charlotte Brun a été nommée porte-parole du parti socialiste pour la campagne des législatives. Tous les trois ont été des partisans de Martine Aubry lors de la primaire socialiste. L’ancienne présidente du MJS de 2001 à 2003, aujourd’hui conseillère régionale d’Ile de France, répond au téléphone sur la route d’une réunion publique pour sa campagne législative dans la 7 ème circonscription du Val d’Oise.

Cette nomination est-elle une surprise pour vous ?

Charlotte Brun : “Je ne m’y attendais pas. Martine Aubry m’a appelé dimanche alors que j’étais en train de regarder un match de rugby dans mon département. Je le considère comme une reconnaissance du travail que j’ai pu effecteur, comme présidente des Jeunes Socialistes, puis comme secrétaire national en charge du handicap et de la perte d’autonomie. C’est une volonté de montrer des visages nouveaux dans la poursuite de la rénovation engagée lors de la campagne présidentielle”.

A quoi sert un porte-parolat national, alors que chaque candidat fait avant tout campagne chez lui ?

Charlotte Brun : “IL s’agit de porter la voix, la riposte et les propositions des candidats. Certes chaque candidat mène sa campagne, mais il s’agit de pouvoir organiser une visibilité nationale car tout ne se joue pas dans les circosncriptions. Il va y avoir des discussions très vives avec l’UMP. Les porte-parole seront l’incarnation de la cellule riposte qui alimentera en arguments nos candidats”.

Vous êtes vous-même candidate dans la 7 ème circonscription du Val d’Oise, n’est ce pas un handicap ce porte-parolat ?

Charlotte Brun : “Nous sommes trois. Nous nous répartirons la tâche en fonction de nos disponibilités et de nos centres d’intêret. Mais, ce n’est pas incompatible. Internet et le téléphone, ça marche, même à Sarcelles. Encore une fois, je le prends comme une reconnaissance de mon travail. Ca ne m’empêchera pas de me lutter pour tenter de reprendre cette circonscription à la droite”.

Mercredi 16 mai, Cécile Duflot entre au gouvernement comme ministre de l’égalité des territoires et du logement. A 37 ans, la patronne d’EELV, poursuit son ascension. Mais surprise, elle n’hérite pas d’un portefeuille lié à l’environnement.

#circo7514 David #Alphand défie Claude #Goasguen dans le 16 ème


Jeudi 10 mai, David Alphand a lancé sa campagne législative à Paris. Il est candidat UMP dissident face à Claude Goasguen, maire du 16 ème arrondissement et investi par le parti. Déjà en 2008, il avait présenté une liste concurrente aux municipales parvenant à se qualifier au second tour et se faisant élire conseiller de Paris.


Dès le soir du second tour, vous avez envoyé un mail à Jean-François Copé lui demandant de revoir les investitures à Paris. Votre dissidence s’inscrit-elle dans le cadre de la rivalité Fillon/Copé ?


David Alphand : Non. Je ne suis pas l’homme d’un clan. Je suis l’homme du renouvellement. La droite parisienne a besoin d’un électrochoc. Depuis 15 ans, l’UMP et le centre sont en chute libre dans la capitale. Il faut repenser notre organisation municipale. C’est le cas dans de nombreuses grandes villes de France qui sont aux mains de la gauche. Paris n’est pas un cas isolé, mais c’est un cas emblématique. Il faut se remettre en ordre de marche que ce soit avec Fillon ou avec une autre personne

(Sans être des proches, Alphand est étiqueté Fillon et Goasguen Copé, mais comme beaucoup à Paris, cette lecture superficielle Copé vs Fillon recoupe des divisions plus anciennes. Dans le cas d’Alphand/ Goasguen, celle des listes municipales en 2008 )


Que reprochez-vous au maire du XVI ème, Claude Goasguen ?

Claude Goasguen a participé à toutes les défaites de la droite parisienne depuis 15 ans. Il faut renouveller les pratiques. C’est une différence d’approche avec lui sur les dossiers de l’extension de Roland Garros ou des serres d’Auteuil. Les électeurs du XVI ème vont avoir la possibilité de choisir entre deux styles. J’incarne une image moins caricaturale du XVI ème dans laquelle les habitants peuvent se retrouver. 


Même si vous ne faîtes courir risque électoral à l’UMP, ces dissidences (nombreuses à Paris) ne donnent-elles pas une image de division déplorable ?

J’entends Claude Goasguen parler d’expulsion. Et pourquoi pas nous envoyer à Alcatraz aussi ? Dans le 16 ème, cette circonscription ne basculera jamais à gauche. Nicolas Sarkozy a fait plus de 70 % au second tour. Je le répète, laissons les électeurs choisir. 

Mon objectif est d’être au second tour (en 2007, Claude Goasguen avait été élu dès le 1er), on verra après.


A noter qu’il y a également dans la circonscription, la candidature annoncée de Valérie Sachs, nouveau centre.

Charles #Beigbeder à l’assaut du Palais Bourbon

Mercredi 9 mai, Charles Beigbeder lance sa campagne législative à l’occasion d’un meeting. L’entrepreneur, ancien patron de Poweo, sera candidat de l’UMP dans la 8 ème circonscription de Paris à cheval entre les XII ème et XX ème arrondissements.

Charles Begbeider a déja tout prévu. Son calendrier de campagne des législatives est  bouclé jusqu’au 13 juin.

Professionnel

Elle commence ce soir par un meeting dans sa circonscription, la huitème de la capitale, à cheval entre le 12 ème et 20 ème arrondissement. Affaire de tempérament et d’expérience. “C’est vrai je ne viens pas de la politique, mais je suis chef d’entreprise: professionnel et méthodique”, affirme l’ancien candidat à la présidence du Medef, et toujours détenteur de 80% des parts d’une holding d’ “asset management”.

Mais la politique est jalonnée d’imprévus. Jean-François Copé devait participer à la réunion de ce soir. Pris par ses activités de patron de l’UMP, il se contentera d’un message vidéo pour soutenir l’un de ses poulains dans la capitale. 

L’anti-Klarsfeld

En balisant ainsi son terrain, M. Beigbeder veut surtout trancher avec son prédécesseur dans la circonscription en 2007: Arno Klarsfeld. Parachuté au dernier moment, le célèbre avocat, par une franchise désarmante, avait coulé sa campagne dès le début, en prononçant ces mots célèbres: “je ne suis pas un expert du 12 ème mais je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris”. Une légèreté qui couta à l’UMP la circonscription, conquise par la parti socialiste.

“Arno se laissait vivre, Charles lui est engagé”, témoigne sa suppléante Valérie Montandon. Cet engagement pourra-t-il durer alors que M. Beigbeder a peu de chances de gagner, François Hollande ayant obtenu 55% des voix sur Paris, un record historique?

“Au-delà du 17 juin, et peu importe le résultat, je resterai contrairement aux autres personnalités qui m’ont précédé”, assure l’ancien président de Poweo qui pense à Jean-Marie Cavada et Christine Lagarde, un temps passés par le XII ème avant d’aller vers d’autres cieux plus cléments.

Guerre Fillon-Copé

Les prochaines échéances, ce sont bien sûr les municipales de 2014. Or le XII ème, grand pourvoyeur de conseillers de Paris, est un arrondissement clé pour l’UMP pour espérer reconquérir l’Hôtel de ville. 

Mais la candidate programmée est la sénatrice Chantal Jouanno, qui s’est illustrée pendant l’entre-deux- tours en critiquant la droitisation de la campagne ou encore il y a deux jours, en prenant ses distances vis-à-vis  de Jean-François Copé. 

L’ancienne ministre est un soutien de François Fillon quant M. Beigbeder est un relais du patron de l’UMP. “Je ne comprends pas l’attitude de Chantal Jouanno. Elle tire contre son camp. On appelle cela de la haute trahison. Je lui conseille de prendre sa carte au parti socialiste. Elle est out”, déclare le chef d’entreprise qui a vite compris les moeurs politiques. Le XII ème s’annonce donc comme un des multiples terrains d’affrontement entre MM. Fillon et Copé dans la capitale.

Pour l’heure, il ne devra affronter qu’une candidature dissidente, celle de Franck Margain, réprésentant du parti de Christine Boutin et qui ne l’inquiète que s’il utilise l’étiquette UMP sur ses documents électoraux.

“Candidat néo-conservateur” pour la gauche

Ces divisions amusent évidemment la députée sortante PS, Sandrine Mazetier, ancienne strauss-kahnienne tendance Aubry et spécialiste des questions d’immigration au Parlement. 

Mais c’est le profil du candidat qu’elle attaque. “C’est une caricature des dérives actuelles de l’UMP. C’est un ultra-libéral sauf dans le domaine des droits de l’homme. C’est la candidature d’un néo-conservateur”, stigmatise la députée socialiste.

De son côté, elle devra affronter une candidature Front de gauche, porté par Alexis Corbière, un des principaux lieutenants de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle. 

M. Beigbeder, lui s’apprête à faire ce soir son premier tractage de la campagne, enthousiaste comme aux premiers jours d’une passion. “L’amour dure trois ans”, écrivait son frère Frédéric. Cela tombe bien, ça nous mène au moins au-delà des prochaines municipales.

Cette journée du mercredi 28 mars est marquée par l’émergence de Mélenchon dans la campagne. Chaque candidat est contraint de se positionner par rapport à lui. Et notamment Marine Le Pen dont il a fait un cible privilégiée.

Robert Rochefort, député européen du MoDem est l’un des porte-parole de François Bayrou dans les médias. IL retrouve les plateaux télé qu’il écumait comme directeur du Credoc. Portrait de cet expert de la société civile entré en politique.

Lundi 26 mars, un sondage CSA pour le site Terrafemina.com a demandé aux Français quelle femme politique ils souhaiteraient avoir à Matignon. Martine Aubry est plébiscitée à gauche, Rachida Dati et NKM à droite.

Dimanche 25 mars, François Bayrou a tenu un meeting au Zénith de Paris. Pour lui, la campagne n’a pas encore commencé. Une conviction qui lui permet d’espérer combler son retard lors de ce dernier mois de campagne.

Dimanche 25 mars, François Bayrou a tenu un meeting au Zénith de Paris. Devant six mille personnes, il a tenté de relancer sa campagne et de remobiliser ses militants en employant un ton volontaire.